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  • : PCSI : un autre regard
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  • : Aborder les domaines de la physique enseignés en Math Sup. Donner sa place à des promenades littéraires. Rêver et sourire aussi (parfois même avant tout), parce que c'est tout bonnement bon et nécessaire :-)
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Bertran de Born

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27 août 2006 7 27 /08 /août /2006 20:17

Un blog.

Commencer un blog pour mes élèves. Une idée qui me trottait par la tête depuis un an sans qu'elle fût bien précise. Aujourd'hui, le désir est toujours là et l'occasion du nouveau thème Français-Philo (« les Puissances de l'imagination ») est trop belle pour ne pas être saisie.

« Encore un autre blog ! » diront certains. Ils auront raison. Mais après tout, personne n'est obligé de lire, n'est-ce pas ?

Pour les autres, il voudrait assurer une autre forme de dialogue entre un professeur et ses élèves,  prolonger les pistes trop rarement explorées ou superficiellement abordées en classe, faute de temps et non de volonté.

Parcourir de nouvelles contrées, en apparence moins efficaces et plus poétiques (mais l'on sait combien les apparences sont trompeuses) se poser, se re-poser, mettre un peu d'esprit dans les équations et mieux comprendre les esprits qui les ont conçues.


Le billet du commencement.

Commencer oui... mais comment ? Le premier billet, il faut une idée, une idée qui rassemble les idées qui lui ont donné naissance.

Certainement un autre m'aura précédé et aura tout écrit de ce que je voudrais dire en introduction, de meilleure manière.

Je le trouve, cet autre, et je souris car je ne découvre ce texte qu'après avoir laborieusement confectionné la bannière-mosaïque de ce blog ;-) 

« L’outil de notre connaissance est avant tout notre cerveau. Les sens sont nécessaires pour nous apporter des informations sur la réalité qui nous entoure, mais ces informations sont chaotiques, semblables à un amas désordonné de petits carreaux de toutes formes et de toutes couleurs. Notre cerveau les arrange en une mosaïque organisée, où il s’efforce de donner place et signification à tous les éléments reçus en vrac. Pour y parvenir, il invente des outils abstraits capables de transformer un amoncellement en structure : les concepts. Tous les mots que nous utilisons pour décrire le monde : force, vitesse, durée, champ, particule… sont des inventions humaines qui permettent de construire en nous un modèle plus ou moins fidèle de l’univers qui nous entoure, de faire naître, en un processus sans fin de co-naissance, une image proprement humaine du monde. Au départ, nous nous sommes contentés des informations que l’univers nous envoie spontanément ; peu à peu, nous avons pris l’initiative, nous l’avons questionné, nous l’avons même parfois mis à la question pour le forcer à nous avouer quelques secrets bien cachés au cœur de galaxies lointaines ou d’inaccessibles noyaux atomiques.
La mosaïque
n’est jamais terminée. De nouveaux éléments nous parviennent, il faut les y intégrer. Parfois, ils trouvent tout naturellement leur place dans l’ébauche déjà réalisée. Parfois, au contraire, ils nous contraignent à reprendre tout l’ouvrage. 
(...) Pour le scientifique, ce sont là les instants les plus passionnants ; il comprend qu’il ne comprend plus ; il lui faut faire preuve d’imagination. Il est un chasseur heureux, celui qui est sur une nouvelle piste mais n’a pas encore attrapé la proie. »
Albert Jacquard, Voici le temps du monde fini,
Paris, Seuil, 1991, p. 15-16.

 

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commentaires

Gérard=^._.^=(tableaux) 15/09/2006 20:06


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Heureux celui qui peut remettre en qestion chaque jour, les certitudes sur lesquelles il s'est établi. Celui qui s'attache à laisser une porte ouverte à l'inconnu, la nouveauté ou le doute. Ne pas se laisser aveugler par la certitude non plus.
Car au fond on sait bien que la science ne répond en rien sur le grand mystère de l'apparition de la vie, des limites de l'univers et de notre imagination en perpétuelle expansion.

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