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  • : Aborder les domaines de la physique enseignés en Math Sup. Donner sa place à des promenades littéraires. Rêver et sourire aussi (parfois même avant tout), parce que c'est tout bonnement bon et nécessaire :-)
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Bertran de Born

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1 octobre 2006 7 01 /10 /octobre /2006 11:28
Dans le numéro d'octobre de Sciences et Avenir, on peut lire une interview de Wedlin Werner, à l'honneur depuis qu'il a reçu la médaille Fields (cf. l'éditorial de Pour la Science).
En voici un extrait qui prolonge les billets précédents sur l'imagination créatrice :
« — [A propos des probabilités, son domaine de recherche :] finalement, cette matière me convient bien. Le mouvement brownien me parle plus qu'une algèbre de Lie. Je manipule évidemment des objets abstraits, mais ils ont une résonance particulière dans l'imaginaire. On les associe à quelque chose de vécu, d'un peu moins abstrait que d'autres objets mathématiques.

— Comment définiriez-vous cette matière ?

— Je ne passe pas mon temps à calculer des pourcentages ou les chances de gagner au poker ! En fait, je cherche à comprendre le comportement à grande échelle de systèmes où l'aléatoire règne au petites échelles. En particulier, il s'agit des phénomènes dans lesquels le microscopique se combine de façon compliquée, comme lors d'une transition de phase.

— C’est gratifiant ?
— J'aime manipuler ces objets. J'y trouve quelque chose de personnel, pas complètement détaché de moi. Il y a aussi le plaisir de l'enchaînement des idées. Il ne faut pas croire que les mathématiciens passent leurs temps à faire des calculs. Sinon, les ordinateurs nous auraient déjà remplacés. Dans notre activité, il y a de la place pour l'imagination, pour la création. Sans que ce soit de l'art non plus !
» 
Wedlin Werner, « Wendlin Werner ou l'amour des probabilité »,
Sciences & Avenir
, Octobre 2006, n°716, p. 82.

 
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commentaires

Sébastien Mallet 30/10/2006 15:39

Cette double relation de l'imagination et de la connaissance a notamment été étudiée par Kant, pour qui l'imagination est au service de l'entendement dans la connaissance, tandis que l'entendement travaille au profit de l'imagination dans l'art (cf. Critique de la faculté de juger, Ière partie, Ière section, Livre I, § 22).
L'erreur consisterait donc à remplacer par une exclusion mutuelle la hiérarchie entre les deux facultés qui varie selon la finalité.