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  • : Aborder les domaines de la physique enseignés en Math Sup. Donner sa place à des promenades littéraires. Rêver et sourire aussi (parfois même avant tout), parce que c'est tout bonnement bon et nécessaire :-)
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Bertran de Born

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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 15:04



« Né à Montauban en 1781, d’un brave et digne professeur de dessin originaire de Toulouse, Jean Auguste Ingres avait manifesté de bonne heure un goût décidé pour la peinture. Son père s’était mis en tête d’en faire un musicien [attitude identique à celle de la mère d'Alexandre Dumas !... mais cette fois, l'enfant, tout en conservant ses ambitions, se comportera différemment face à la contrainte parternelle, la dépassera et la transformera en élévation personnelle : ]. Le jeune Ingres apprit à jouer du violon, en se réservant, à parti lui, le droit de devenir un grand peintre. Aujourd’hui, le directeur de notre académie, à Rome, n’a pas oublié son violon ; et dans les concerts de la villa Medici, il fait sa partie avec une véritable supériorité. Son coup d’archet vaut, dit-on, cent fois les poésies de Girodet ; j’ai même entendu un de ses amis le placer comme violoniste tout juste après Baillot ; à la vérité, c’était un ami [... ;-)]. »
(Louis de Loménie, Galerie des contemporains illustres,
Bruxelles, 1841, p. 182
)



Niccolo Paganini (1782-1840)
par Ingres, en 1819.



Vous aurez remarqué que l’année d’édition de ce livre correspond à la période tumultueuse de l’histoire de France traitée dans l'essai de Karl Marx que vous étudiez. Or, par une heureuse coïncidence, la préface de ce livre est un court texte de Chateaubriand, second auteur à votre programme. Je recopie la dernière phrase de la lettre qu’il adresse à Louis de Loménie en guise de préface parce qu’elle donne un éclairage intéressant des années commentées par Marx :

« Désormais hors du monde, retiré à mon foyer, entre les deux pénates de la France, l’honneur et la liberté, je les prie d’épargner pour toujours à notre pays la honte même avec le repos, le despotisme même avec la gloire. »
(Chateaubriand, Ibid., Préface)



Jean-Auguste Dominique Ingres (1780-1867) : Le flûtiste

(Musée Ingres, Montauban. Cliché Roumagnac)




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Published by Qadri Jean-Philippe - dans Marcher
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