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Puissances de l'imagination (2006-2008)

Je faisais des recherches sur Saturne (... que voulez-vous, 15 jours après, je garde encore en têtes les magnifiques images de la conférence de M. Brahic), et je suis tombé sur la photo du vortex (ou du cyclone, on ne sait pas très bien) qui fait rage au pôle sud de la planète géante :


Photo PIA08333 prise par la sonde Cassini Orbiter
pour différentes longueurs d'onde, révélant ainsi que la tempête
a une profondeur de plusieurs dizaines de kilomètres (!)
spectre observé de gauche à droite, :
3 photos supérieures : 460 nm, 752 nm, 728 nm
3 photos inférieurs : 890 nm, 2 800 nm, 5 000 nm
cf. Séquence animée en ligne. (source : Nasa)

Or, vous l'aurez peut-être remarqué, mais Proust évoque la planète géante dans le texte que vous êtes en train d'étudier.
C'est
l'oeil au monocle de M. de saint-Candé qui conduit Proust à mentionner le gigantesque anneau de Saturne... car à l'époque, on n'en connaissait qu'un (la résolution des instruments n'avait pas permis de distinguer les multiples anneaux de la planète) :
« [Le monocle de] M. de Saint-Candé, entouré d’un gigantesque anneau, comme Saturne, était le centre de gravité d’une figure qui s’ordonnait à tout moment par rapport à lui, dont le nez frémissant et rouge et la bouche lippue et sarcastique tâchaient par leurs grimaces d’être à la hauteur des feux roulants d’esprit dont étincelait le disque de verre, et se voyait préférer aux plus beaux regards du monde par des jeunes femmes snobs et dépravées qu’il faisait rêver de charmes artificiels et d’un raffinement de volupté (...)»
Marcel Proust, Un amour de Swann, 5810-5819, p. 207.
 


Saturne et 4 de ses satellites : Tethys, Dioné, Rhéa
et Mimas (petit point noir sur saturne)



l'oeil du vortex de Saturne

 

24, 26 et 28 janvier 2005 : le télescope spatial Hubble prend
3 photos d'une aurore sur Saturne


Complément : superbe image du détail des anneaux de Saturne.

Par Q. - Ecrire un commentaire
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Comme promis, bien que j'ai dû retarder ma promesse pour attendre que vous ayez commencé d'étudier Un Amour de Swann, voici le texte numérisé avec la numérotation complète des lignes de l'édition officielle.
En espérant que cela sera utile au plus grand nombre. Pensez à transmettre l'info au Math Spé.
Par Q. - Ecrire un commentaire
Publié dans : Puissances de l'imagination (2006-2008) - Voir les commentaires
« Swann, lui, ne cherchait pas à trouver jolies les femmes avec qui il passait son temps, mais à passer son temps avec les femmes qu'il avait d'abord trouvées jolies. Et c'était souvent des femmes de beauté assez vulgaire, car les qualités physiques qu'il recherchait sans s'en rendre compte étaient en complète opposition avec celles qui lui rendaient admirables les femmes sculptées ou peintes par les maîtres qu'il préférait. La profondeur, la mélancolie de l'expression, glaçaient ses sens que suffisait au contraire à éveiller une chair saine, plantureuse et rose. »
Marcel Proust, Un amour de Swann, 175-182, p. 54.
 
« Une seconde visite qu'il lui fit eut plus d'importance peut-être. En se rendant chez elle ce jour-là comme chaque fois qu'il devait la voir d'avance, il se la représentait; et la nécessité où il était pour trouver jolie sa figure de limiter aux seules pommettes roses et fraîches, les joues qu'elle [89] avait si souvent jaunes, languissantes, parfois piquées de petits points rouges, l'affligeait comme une preuve que l'idéal est inaccessible et le bonheur médiocre. Il lui <1450> apportait une gravure qu'elle désirait voir. Elle était un peu souffrante; elle le reçut en peignoir de crêpe de Chine mauve, ramenant sur sa poitrine, comme un manteau, une étoffe richement brodée. Debout à côté de lui, laissant couler le long de ses joues ses cheveux qu'elle avait dénoués, fléchissant une jambe dans une attitude légèrement dansante pour pouvoir se pencher sans fatigue vers la gravure qu'elle regardait, en inclinant la tête, de ses grands yeux, si fatigués et maussades quand elle ne s'animait pas, elle frappa Swann par sa ressemblance avec cette figure de <1460> Zéphora, la fille de Jéthro, qu'on voit dans une fresque de la chapelle Sixtine.
Swann avait toujours eu ce goût particulier d'aimer à retrouver dans la peinture des maîtres non pas seulement les caractères généraux de la réalité qui nous entoure, mais ce qui semble au contraire le moins susceptible de généralité, les traits individuels des visages que nous connaissons
: ainsi, dans la matière d'un buste du doge Loredan par Antoine Rizzo, la saillie des pommettes, l'obliquité des sourcils, enfin la ressemblance criante de son cocher Rémi;


[Voici un buste de Leonardo Lorédan, doge de venise de 1501 à 1521,
mais certainement pas de la main de Rizzo
puisque Antonio Rizzo (1430-c.1599), qui avait fui Venise en 1498, est mort en 1500...
Alors, invention ou confusion de la part de Proust ?]
 
sous les couleurs d'un Ghirlandajo, <1470> le nez de M. de Palancy;


[Portrait d'un vieillard avec un enfant,
Ghirlandaio (1449-1494), Louvre]

dans un portrait de Tintoret, [90] l'envahissement du gras de la joue par l'implantation des premiers poils des favoris, la cassure du nez, la pénétration du regard, la congestion des paupières du docteur du Boulbon.


[Autoportrait, Tintoret (1518-1594),
Philadelphie,
Philadelphia Museum of Art.]

Peut-être ayant toujours gardé un remords d'avoir borné sa vie aux relations mondaines, à la conversation, croyait-il trouver une sorte d'indulgent pardon à lui accordé par les grands artistes, dans ce fait qu'ils avaient eux aussi considéré avec plaisir, fait entrer dans leur oeuvre, de tels visages qui donnent à celle-ci un singulier <1480> certificat de réalité et de vie, une saveur moderne ; peut-être aussi s'était-il tellement laissé gagner par la frivolité des gens du monde qu'il éprouvait le besoin de trouver dans une oeuvre ancienne ces allusions anticipées et rajeunissantes à des noms propres d'aujourd'hui. Peut-être au contraire avait-il gardé suffisamment une nature d'artiste pour que ces caractéristiques individuelles lui causassent du plaisir en prenant une signification plus générale, dès qu'il les apercevait déracinées, délivrées, dans la ressemblance d'un portrait plus ancien avec un original qu'il ne <1490> représentait pas. Quoi qu'il en soit et peut-être parce que la plénitude d'impressions qu'il avait depuis quelque temps et bien qu'elle lui fût venue plutôt avec l'amour de la musique, avait enrichi même son goût pour la peinture, le plaisir fut plus profond et devait exercer sur Swann une influence durable, qu'il trouva à ce moment-là dans la ressemblance d'Odette avec la Zéphora de ce Sandro di Mariano auquel on ne donne plus volontiers son surnom populaire de Botticelli depuis que celui-ci évoque au lieu de l'oeuvre véritable du peintre l'idée banale et fausse qui <1500> s'en est vulgarisée.


[Botticelli (1445-1510), Les Epreuves de Moïse, Chapelle Sixtine]

Il n'estima plus le visage d'Odette selon la plus ou moins bonne qualité de ses joues et [91] d'après la douceur purement carnée qu'il supposait devoir leur trouver en les touchant avec ses lèvres si jamais il osait l'embrasser, mais comme un écheveau de lignes subtiles et belles que ses regards dévidèrent, poursuivant la courbe de leur enroulement, rejoignant la cadence de la nuque à l'effusion des cheveux et à la flexion des paupières, comme en un portrait d'elle en lequel son type devenait intelligible et clair. <1510> Il la regardait; un fragment de la fresque apparaissait dans son visage et dans son corps, que dès lors il chercha toujours à y retrouver soit qu'il fût auprès d'Odette, soit qu'il pensât seulement à elle, et bien qu'il ne tînt sans doute au chef-d'oeuvre florentin que parce qu'il le retrouvait en elle, pourtant cette ressemblance lui conférait à elle aussi une beauté, la rendait plus précieuse. Swann (...) oubliait qu'Odette n'était pas plus pour cela une femme selon son désir, puisque précisément son désir avait toujours été orienté dans un sens opposé à ses goûts esthétiques. Le mot d'«oeuvre florentine» rendit un grand service à Swann. Il lui permit, comme un titre, de faire pénétrer l'image d'Odette dans un monde de rêves, où elle n'avait pas eu accès jusqu'ici et <1530> où elle s'imprégna de noblesse. Et tandis que la vue purement charnelle qu'il avait eue de cette femme, en renouvelant perpétuellement ses doutes sur la qualité de son visage, de son corps, de toute sa beauté, affaiblissait son amour, ces doutes furent détruits, cet amour assuré quand il eut à la place pour base les données d'une esthétique certaine; sans compter que le baiser et la possession qui semblaient naturels et médiocres s'ils lui étaient accordés par une chair abîmée, venant couronner l'adoration d'une pièce de musée, lui <1540> parurent devoir être surnaturels et délicieux. Et quand il était tenté de regretter que depuis des mois il ne fît plus que voir Odette, il se disait qu'il était raisonnable [92] de donner beaucoup de son temps à un chef-d'oeuvre inestimable, coulé pour une fois dans une matière différente et particulièrement savoureuse, en un exemplaire rarissime qu'il contemplait tantôt avec l'humilité, la spiritualité et le désintéressement d'un artiste, tantôt avec l'orgueil, l'égoïsme et la sensualité d'un collectionneur. Il plaça sur sa table de travail, comme une photographie <1550> d'Odette, une reproduction de la fille de Jéthro. Il admirait les grands yeux, le délicat visage qui laissait deviner la peau imparfaite, les boucles merveilleuses des cheveux le long des joues fatiguées, et adaptant ce qu'il trouvait beau jusque-là d'une façon esthétique à l'idée d'une femme vivante, il le transformait en mérites physiques qu'il se félicitait de trouver réunis dans un être qu'il pourrait posséder. Cette vague sympathie qui nous porte vers un chef-d'oeuvre que nous regardons, maintenant qu'il connaissait l'original charnel de la fille de Jéthro, elle devenait un <1560> désir qui suppléa désormais à celui que le corps d'Odette ne lui avait pas d'abord inspiré. Quand il avait regardé longtemps ce Botticelli, il pensait à son Botticelli à lui qu'il trouvait plus beau encore et approchant de lui la photographie de Zéphora [notre la fusion des deux expressions précédentes pour traduire la superposition de la figure de Zéphora sur celle d'Odette et inversement], il croyait serrer Odette contre son coeur . »
Marcel Proust, Un amour de Swann, 1442-1565, p. 88-92.
 

Par Q. - Ecrire un commentaire
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Vous avez certainement souri à la lecture des propos de Malebranche sur les chimistes, physiciens et autres personnes qui "emploient leur temps à faire des expériences" :
« Il semble à propos de dire ici quelque chose des chimistes, et généralement de tous ceux qui emploient leur temps à faire des expériences. Ce sont des gens qui cherchent la vérité : on suit ordinairement leurs opinions sans les examiner. Ainsi les erreurs sont d’autant plus dangereuses, qu’ils les communiquent aux autres avec plus de facilité.
       Il vaut mieux sans doute étudier la nature que les livres ; les expériences visibles et sensibles prouvent certainement beaucoup plus que les raisonnements des hommes ; et on ne peut trouver à redire que ceux qui sont engagés par leur condition à l’étude de la physique, tâchent de s’y rendre habiles par des expériences continuelles, pourvu qu’ils s’appliquent encore davantage aux sciences qui leur sont encore plus nécessaires. On ne blâme donc point la philosophie expérimentale, ni ceux qui la cultivent, mais seulement leurs défauts.
      Le premier est, que pour l’ordinaire ce n’est point la lumière de la raison qui les conduit dans l’ordre de leurs expériences, ce n’est que le hasard : ce qui fait qu’ils n’en deviennent guère ni plus éclairés, ni plus savants, après y avoir employé beaucoup de temps et de bien.
[76]
      Le second est, qu’ils s’arrêtent plutôt à des expériences curieuses et extraordinaires, qu’à celles qui sont les plus communes. Cependant, il est visible, que les plus communes étant les plus simples, il faut s’y arrêter d’abord avant que de s’appliquer à celles qui sont plus composées, et qui dépendent d’un plus grand nombre de causes.
Le troisième est qu’ils cherchent avec ardeur et avec assez de soin, les expériences qui apportent du profit, et qu’ils négligent celles qui ne servent qu’à éclairer l’esprit.
      Le quatrième est, qu’ils ne remarquent pas avec assez d’exactitude toutes les circonstances particulières, comme du temps, du lieu, de la qualité des drogues dont ils se servent [cf. conditions expérimentales, conditions initiales, conditions aux limites...] ; quoique la moindre de ces circonstances soit quelquefois capable d’empêcher l’effet qu’on espère. (...). C’est pourquoi il faut user d’une très grande circonspection dans les expériences ; et ne descendre point aux composées, que lorsque on a bien connu la raison des plus simples et des plus ordinaires.
      Le cinquième est, que d’une seule expérience ils en tirent trop de conséquences. Il faut au contraire presque [77] toujours plusieurs expériences pour bien conclure une seule chose ; quoiqu’une seule expérience puisse aider à tirer plusieurs conclusions.
       Enfin la plupart des physiciens et des chimistes ne considèrent que les effets particuliers de la nature : ils ne remontent jamais aux premières notions des choses qui composent les corps. Cependant il est indubitable, qu’on ne peut connaître clairement et distinctement les choses particulières de la physique, si on ne possède bien ce qu’il y a de plus général, et si on ne s’élève même jusqu’au métaphysique.
      Enfin, ils manquent souvent de courage et de constance, ils se lassent à cause de la fatigue et de la dépense. Il y a encore beaucoup d’autres défauts dans les personnes dont nous venons de parler, mais on ne prétend pas tout dire.
»
Malebranche, De la Recherche de la vérité, Livre II, partie II, chap. 8, §IV, p. 75-77.
 
Il faut toutefois se garder de reporter sur ces mots (chimistes, physiciens) un regard anachronique (ce même regard qui a fait naître le sourire à la lecture des propos de Malebranche), et réciproquement de considérer que ce qu'on appelle aujourd'hui la physique et la chimie s'identifient, dans l'esprit qui les anime, aux sciences expérimentales du temps de Malebranche.
Car ce que Malebranche critique n'est pas la science en train de naître (cf. sa référence à Galilée [1564-1642] qu'il classe parmi les nouveaux philosophes, cf. RVII, II.3, §II, p. 30) mais bien la démarche empirique qui ne se soucie ni de méthode ni de la recherche des principes et des lois qui régissent les phénomènes naturels.
Un petit texte de Bachelard va nous aider à comprendre quelle pouvait être la démarche (pré)scientifique encore en vogue au XVIII siècle (après Malebranche donc) tout en soulignant la modernité de la pensée de Malebranche :
« En essayant de revivre la psychologie des observateurs amusés, nous allons voir s'installer une ère de facilité qui enlèvera à la pensée scientifique le sens du problème, donc le nerf du progrès. (...) dans la [seule] science de l'électricité [on constate] combien furent tardives et exceptionnelles les tentatives de géométrisation dans les doctrines de l'électricité statique puisqu'il faut attendre la science ennuyeuse de Coulomb pour trouver les premières lois scientifiques de l'électricité. En d'autres termes, en lisant les nombreux livres consacrés à la science électrique au XVIIIe siècle, le lecteur moderne se rendra compte, selon nous, de la difficulté qu'on a eue à abandonner le pittoresque de l'observation première, à décolorer le phénomène électrique, à débarrasser l'expérience de ses traits parasites, de ses aspects irréguliers. Il apparaîtra alors nettement que la première emprise empirique ne donne même pas le juste dessin des phénomènes, même pas une description bien ordonnée, bien hiérarchique des phénomènes.
Le mystère de l'électricité une fois agréé (...) l'électricité donnait lieu à une "science" facile (...), éloignée des calculs et des théorèmes qui, depuis les Huygens, les Newton, envahissaient peu à peu la mécanique, l'optique, l'astronomie [cf. ci-dessus la 7eme et dernière critique de Malebranche]. Priestley écrit encore dans un livre traduit en 1771, "Les expériences électriques sont les plus claires et les plus agréables de toutes celles qu'offre la Physique." Ainsi ces doctrines primitives, qui touchaient des phénomènes si complexes, se présentaient comme des doctrines faciles, condition indispensables pour qu'elles soient amusantes, pour qu'elles intéressent un public mondain. Ou encore, pour parler en philosophe [post-Malebranchiste!], ces doctrines se présentaient [30] avec la marque d'un empirisme évident et foncier. Il est si doux à la paresse intellectuelle d'être cantonnée dans l'empirisme, d'appeler un fait un fait et d'interdire la recherche d'une loi! [cf. 6e critique]
(...) combien l'empirisme de la première Electricité est séduisant ! C'est un empirisme non seulement évident, c'est un empirisme coloré. Il n'y a pas à le comprendre, il faut seulement le voir. Pour les phénomènes électriques, le livre du Monde est un livre d'images [cf. Malebranche :
Il vaut mieux sans doute étudier la nature que les livres ; les expériences visibles et sensibles...]. (...) A entendre Priestley, le hasard à tout fait. Pour lui, chance prime raison [cf. 4e critique]. Soyons donc tout au spectacle. Ne nous occupons pas du Physicien qui n'est qu'un metteur en scène. Il n'en va plus de même de nos jours où l'astuce de l'expérimentateur, le trait de génie du théoricien soulèvent l'admiration. Et pour bien montrer que l'origine du phénomène provoqué est humaine, c'est le nom de l'expérimentateur qui est attaché -- sans doute pour l'éternité -- à l'effet qu'il a construit. C'est le cas pour l'effet Zeeman, l'effet Stark, l'effet Raman, l'effet Compton (...).
La pensée préscientifique ne s'acharne pas à l'étude d'un phénomène bien circonscrit [cf. 2e critique] (...) [31] [et] veut toujours que le produit naturel soit plus riche que le produit factice.
»
Gaston Bachelard, La formation de l'esprit scientifique,
Paris, Librairie Philosophique J. Vrin, 1996, p. 29-31

 
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Avant de mettre en ligne la version définitive de Un Amour de Swann, comme vous travaillez encore sur Malebranche, voici deux documents qui devraient vous aider dans votre travail personnel :
(1) le texte numérisé avec la pagination de l'édition GF Flammarion de la Recherche de la Vérité, Livre II, parties 2 et 3
 
(2) un Index (arbitraire) et une (petite) concordance de ce texte composés au fil de mes lectures : je vous les livre tant que cela peut vous être utile, dans l'état où ils se trouvent.
Si vous trouvez dans ces documents de grosses coquilles ou autres bourdes, faites m'en part pour que je puisse épousseter le meuble et donner une nouvelle version :
« La plupart des hommes regardent la vérité (...) comme un meuble fort embarrassant et fort incommode. »
Malebranche, Entretiens sur la métaphysique, XIIIe entretien, §VIII.
 
 
Par Q. - Ecrire un commentaire
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