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  • : Aborder les domaines de la physique enseignés en Math Sup. Donner sa place à des promenades littéraires. Rêver et sourire aussi (parfois même avant tout), parce que c'est tout bonnement bon et nécessaire :-)
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Bertran de Born

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20 octobre 2007 6 20 /10 /octobre /2007 17:45
Tout d'abord, je suis très heureux (si, si ;-)) de constater que vous travaillez vos DL pendant le week-end et que ceux qui peuvent commencent de profiter du blog pour poser des questions et demander des précisions.
J'ai donc répondu avec plaisir à la question de "Rododindron" sur le DL n°5.
J'espère qu'il (ou elle) aura pu la lire à temps pour avancer dans ses recherches et qu'elle sera utile à chacun. Bon courage à vous comme à lui (ou elle).


Seulement, voilà... je ne connais aucun Rododindron, pas plus que Scott ;-)

Alors je sais que j'aime sourire en classe avec ce mot, "Rhododendron" (piqué sans modification au latin, du grec rhodon, "rose", et dendron, "arbre", me dit Le Petit Robert) pour vous faire comprendre que la notation d'une grandeur physique n'a rien à voir avec sa définition.
Ainsi, on pourra toujours noter "a" ou "gamma" ou... "Rhododendron" l'accélération d'un point matériel, cette accélération n'en sera pas moins, quelque soit sa notation, la dérivée de la vitesse par rapport au temps.
Mais, parce que nous ne sommes jamais obligés de faire tout ce qui nous est possible, on choisit la notation la plus répandue parce que la plus évidente, à savoir "a".

Il ne faut donc jamais confondre une notation (purement symbolique et censément pratique), avec la définition ou le nom de la grandeur à laquelle cette notation est censée renvoyer.

Si à la place de la grandeur, vous considérez une personne (votre cher maître et dévoué serviteur ou bien vous-mêmes), le nom (unique) de cette personne (qui concerne son identité) est bien plus important que les pseudonymes qu'elle est susceptible d'utiliser (pour autant se faire [re]connaître d'une minorité et que se dérober au reste du monde ou pire, dans le cas qui nous concerner, à son interlocuteur).

Donc lorsque vous participez sur ce blog (et c'est bien, très bien, je vous encourage tous à le faire :-)), je vous prie de vous présenter sans masque, ne serait-ce que parce que cela fait plaisir de savoir à qui on s'adresse. Par ailleurs, votre prénom et l'initiale de votre nom (si vous ne voulez pas dévoiler votre nom en entier sur la toile) permettront de donner un peu de sincérité et de chaleur à nos échanges. Merci d'avance.



«Quand elle chantait, on aurait cru qu'un ange était descendu de la cime des monts terribles pour charmer la vallée. Tous les jours de la belle saison, on nous amenait à cette pierre, qu'on appelle ici le rocher des aveugles, et où le meilleur des pères nous suivait de tous les soins de l'amitié. Il y avait alors autour de nous des touffes de rhododendron, des tapis de violettes et de marguerites, et quand notre main avait reconnu une de ces dernières fleurs à sa tige courte, à son disque velouté, à ses rayons soyeux, nous nous amusions à en effeuiller les pétales, en répétant cent fois ce jeu qui sert d'interprète aux premiers aveux de l'amour. - Si la fleur menteuse se refusait à l'expression de mon unique pensée, je savais bien le dissimuler à Eulalie par une tromperie innocente. Elle en faisait peut-être autant de son côté. Et aujourd'hui, cependant, il ne me reste rien de tout cela.»
(Charles Nodier, Les aveugles de Chamouny,
Fantaisies et légendes (1830-1838),
Contes)













(Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales. Troisième série, Q-T. 1874, Gallica)


«Mais ces effets de la réverbération sont surtout sensibles dans les fleurs : ce sont des réverbères qui renvoient les rayons solaires de toutes parts ; elles paraissent proportionnellement plus grandes que le reste du végétal qui les porte. Voyez un rhododendron ou un rosier fleuri, vous croiriez qu' une flamme est attachée à chacune de leurs fleurs ; une lumière sensible s' en fait apercevoir au loin. Il est impossible qu' il ne sorte pas aussi quelque chaleur des fleurs. Façonnées en miroirs plans, concaves, paraboliques, et quelquefois vernissées, comme celles de nos bassinets, elles produisent encore plus fortement que les simples feuilles les effets des murs et des ados de nos jardins.»
(Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814),
Harmonies de la nature
(ed. 1840)
Livre I, Gallica)



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commentaires

S.Mallet 24/11/2007 20:21

J'ajouterais qu'une citation n'a véritablement de sens que lorsqu'elle est expliquée. Elle ne veut pas dire grand-chose hors contexte.Or, il se trouve que cette célèbre phrase se situe à la dernière page de La Peste, où le médecin souligne que c'est dans l'adversité qu'apparaît cette vérité."(...) le docteur Rieux décida alors de rédiger le récit qui s'achève ici, pour ne pas être de ceux qui se taisent, pour témoigner en faveur de ces pestiférés, pour laisser du moins un souvenir de l'injustice et de la violence qui leur avaient été faites, et pour dire simplement ce qu'on apprend au milieu des fléaux, qu'il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser."L'art de la citation ne se réduit évidemment pas à une simple érudition, ni même à un commentaire de texte. Bien au contraire, une citation s'enrichit lorsqu'elle s'applique à un autre contexte.Mais encore faut-il en avoir correctement saisi les implications, car elle n'abandonne pas tout lien avec son texte d'origine.Si l'on veut appliquer la citation de Camus au cadre scolaire - ce qui a sa légitimité -, on doit comprendre que l'adversité qui permettra de révéler la grandeur de l'homme (de l'élève, en l'occurrence), c'est le combat qu'il mène contre ses propres fléaux que sont l'ignorance et la faiblesse (voire la paresse et la lâcheté, si on leur laisse la bride sur le cou).Lorsque le médecin donne son diagnostic au malade, ce n'est pas pour l'enfoncer dans sa maladie, mais pour qu'il puisse guérir.Lorsqu'un professeur montre à un élève les erreurs commises, c'est pour qu'il puisse les corriger et aller plus loin.En revanche, il ne peut pas tout faire tout seul. Cela tombe bien, il suffisait de lire la suite du texte de Camus pour se le rappeler :"Mais il savait cependant que cette chronique ne pouvait pas être celle de la victoire définitive. Elle ne pouvait être que le témoignage de ce qu'il avait fallu accomplir et que, sans doute, devraient accomplir encore, contre la terreur et son arme inlassable, malgré leurs déchirements personnels, tous les hommes qui, ne pouvant être des saints et refusant d'admettre les fléaux, s'efforcent cependant d'être des médecins."Je n'enseigne pas en classe préparatoire, et j'avoue être stupéfait qu'une telle réaction puisse venir d'élèves effectivement censés "vouloir réussir" !Mais peut-on soigner quelqu'un contre son gré ?Bref, avant d'inciter les autres à méditer, peut-être ne serait-il pas inutile de tenter de le faire un peu soi-même...

Qadri Jean-Philippe 24/11/2007 15:38

Ecrit le 23/11/2007 22:22:00 par une personne qui ne tient pas à se faire connaître puisqu'elle signe sous le pseudonyme rododindron et puisque'elle donne  comme adresse internet l'adresse erronée suivante : rododindron.marcel.laposte.net Avec comme adresse  IP : 82.125.93.10.

La prépa, on n'y est par choix,l'envie d'un bel avenir,nous pousse à vouloir réussir,petite citation à méditer, pour que l'ambiance de travail soit améliorée,"Il y a dans les hommes plus de choses à  admirer que de choses à mépriser"    Albert CAMUS

Cher "rododindron marcel", plusieurs points :



(1) relis(ez) le billet ci-dessus auquel je viens de rattacher ton commentaire (qui n'en n'était pas un là où tu l'avais posté) et tu comprendras pourquoi je l'ai déplacé

(2) si tu as (vous avez) envie de participer à ce blog, ne "méprisez" pas les heures de travail complètement bénévoles qu'il représente : ce n'est ni pour mon "bel avenir", ni poussé par une "envie" irrésistible, ni pas désoeuvrement que j'ai fais le "choix" de le tenir, et ce n'est certainement pas le "mépris" des "hommes" (ou, en l'occurence, d'un certain groupe d'élèves qui se sont vus repris par leur professeur, quelle idée!) et de leurs "choses" (ou, en l'occurence, l'inertie de ce groupe en classe, la négligence dans les révisions et l'absence de préparation personnelle du travail demandé en TPs pour la deuxième semaine consécutive) qui me pousse à mettre à votre disposition cet outil de... "travail".

(3) non seulement respecte(z) ce blog mais accepte(z)-le avec les règles de son bon fonctionnement, à savoir : on se présente ici sans masque et sans couverture, sous son nom et son prénom : c'est sous votre véritable identité que je vous demande de tenir les propos/demandes/questions qui sont les vôtres.

(4) maintenant... si, sans aucun rapport avec l'usage de ce blog, tu as (vous avez) quelque réclamation, reproche, explication à me présenter, je te (vous) prierai d'avoir la décence de venir m'en parler directement. C'est en tant que personnes raisonnables, capables de dialogue et de compréhension que nous mettrons les choses à plat.

(5) A bon entendeur...